Le benchmark en site Web est probablement une des façons de faire qui m’a le plus inspiré à la maîtrise en eCommerce. Avec mon background marketing j’ai enfin été en mesure de regrouper des aspects d’analyse que j’ai appris au baccalauréat et les appliquer concrètement au Web et, ce, de manière structurée et adaptée.

Pour les entreprises qui débutent ou encore celles qui sont “late” à faire leur entrée sur le Web (elles sont plusieurs dans cette situation et ce n’est pas un reproche), celles-ci se doivent de le faire de manière stratégique afin de rattraper le retard. Par conséquent, il faut débuter par être au courant et voir ce qu’il se fait actuellement sur le Web pour mieux s’orienter et livrer un produit final de qualité.

Le Benchmark, c’est exactement cette analyse qui se doit d’être effectuée afin d’obtenir une vue d’ensemble générale de ce que la concurrence offre et propose à ses internautes. Le benchmarking est fréquemment utilisé dans le milieu des affaires afin de se comparer à la concurrence, mais comment, dans un optique Web, peut-on l’exécuter de manière structurée et pertinente afin d’en tirer une conclusion logique selon la situation. La méthode des 7 C est un moyen pas très compliqué, mais véritablement efficace pour le faire.

Voici comment l’appliquer:

1. Établir une liste de sites pertinents

Il faut débuter par définir une liste de site Web actuellement en fonction que vous analyserez et qui comportent des éléments se rattachant de près ou de loin au produit final que vous désirez offrir sur le Web. Tout dépendant du temps que vous avez à y consacrer et du nombre de sites qui seront pertinents à évaluer selon vous, il serait idéal d’avoir entre 10 et 15 site à évaluer. Une fois que la liste est déterminée vous pouvez vous lancez dans l’analyse des 7 C.

2. Appliquer les 7 C

Habituellement, commencez par naviguer sur le site pendant environ 5-10 minutes. Par la suite, remplissez la grille des 7C (merci à Diane Nadeau et Guillaume Jolie de Poste 23). Les 7 C, c’est sept éléments à regardez afin d’évaluer de façon sommaire et de façon relativement complète l’ensemble des aspects d’un site web (il existe plusieurs autres bases, je ne clame pas que celle-ci est la seule).

  1. Commerce : Possibilité d’acheter en ligne, de localiser les distributeurs
  2. Connexion : Publication de contenu externe (non produit par l’entreprise), présence de liens externes
  3. Communication : personnalisée (1-1) ou de masse (1 à plusieurs)
  4. Personnalisation (Customization) : Possibilité de personnaliser la navigation oui/non, Site web interactif/non-interactif
  5. Communauté : Présence d’une section communauté, forum, etc. Oui/non
  6. Contenu : Qualité, quantité, pertinence du texte, des images, de l’audio, des vidéos
  7. Contexte : Il s’agit du visuel, de l’ergonomie, de l’apparence, de la convivialité du site, de sa rapidité de chargement, de la simplicité de la navigation, etc.

Voici un exemple d’analyse effectuée dans le cadre de notre travail de session en Diagnostic pour le Portail Web Ouisurf.ca, où nous avons analysé le site de 33 Mag.com ;

3. Synthétiser l’analyse (forces verus faiblesses)

Dans un document sommaire, résumer les forces, les faiblesses et les éléments intéressants du site évalué.

4. Établir les “MUST” et “GAPS”

Une fois que cette analyse a été réalisée pour tous les sites de la liste définie au départ, il faut ressortir les “must” (aspects présents sur le site de la plupart des concurrents) et les “gap” (faiblesses ou éléments manquants pour la plupart des concurrents). Il est important de les définir clairement et de conserver les plus pertinents afin de s’assurer de bien s’en inspirer lors du “brainstorming” qui sera à faire lors de l’élaboration du site.

Le benchmarking peut aussi être réalisé dans une optique de veille concurrentielle afin de s’assurer que le site web de votre entreprise demeure pertinent et compétitif.

Vous voici donc un peu plus outillé afin d’avoir une meilleure présence web, si vous avez des questions/commentaires, ne vous gênez pas de laisser un commentaire!

Phil Le Robot